Les autorités françaises ont suspendu la délivrance de visas aux ressortissants comoriens, y compris ceux ayant obtenu une place dans un établissement supérieur. Près de 300 étudiants de l’archipel ne pourront donc pas suivre leurs études en France, comme prévu. Des associations locales d’étudiants et le député des Bouches-du-Rhône Saïd Ahamada dénoncent cette situation.
Près de 300 étudiants des Comores qui souhaitaient venir étudier en France métropolitaine ne pourront pas concrétiser leur projet. L’ambassade de France refuse en effet de délivrer des visas aux ressortissants de l’archipel jusqu’à nouvel ordre, sans préciser le motif, indique 20 Minutes. Les seules exceptions sont celles qui relèvent d’une urgence médicale.
Les associations d’étudiants se mobilisent
Même pour les jeunes Comoriens ayant obtenu une place dans un établissement supérieur, « il n’y a aucune solution ». « Ni d’étudier en France métropolitaine, ni à Mayotte », déplore une adhérente du collectif des étudiants étrangers à Mayotte.
« On bloque des étudiants, qui sont en dehors de toutes considérations politiques, alors qu’ils sont en droit de poursuivre leurs études et de se construire un avenir », dénonce le représentant d’une association d’étudiants de Mayotte.
« Immigration haut de gamme »
Une opinion partagée par Saïd Ahamada, député (LREM) des Bouches-du-Rhône et originaire des Comores. Dans un communiqué de presse publié mercredi 29 août, l’élu demande « la levée de la suspension des visas étudiants pour les Comoriens ». Il en appelle directement à Jean-Yves Le Drian et Gérard Collomb sur son compte Twitter. « Il s’agit d’un contentieux entre la France et les Comores sur les clandestins au départ de Mayotte », a-t-il confié à 20 Minutes.
